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Prévisions pour les taux hypothécaires au Canada: 2026-2030

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Taux hypothécaires du jour

Au 24 mars 2026
TermTaux les plus basTaux moyens
(11 prêteurs)
Variation des taux moyens sur 30 jours
Fixe undefined ans %5,21 %
-7 points de base
Fixe undefined ans %4,56 %
-30 points de base
Fixe undefined ans %4,36 %
-1 points de base
Fixe undefined ans %4,45 %
-2 points de base
Fixe undefined ans %4,38 %
+3 points de base
Variable à undefined ans %3,98 %
-4 points de base

Le panier de 10 prêteurs comprend: CIBC logo, BMO logoBMO, TD logoTD, Scotiabank logoBanque Scotia, RBC logoRBC, National Bank logoBanque Nationale, Desjardins logoDesjardins, nesto logonesto, Tangerine logoTangerine, First National logoFirst National.

Comment le marché envisage-t-il les taux futurs ?

Prévision des taux d'intérêt hypothécaires les plus bas au 24 mars 2026

DateTaux de la BdCTaux préférentielVariable à 5 ansFixe 1 anFixe 2 ansFixe 3 ansFixe 5 ans
2026-03-232.25 %4.45 %3,3 %4,69 %4,29 %3,69 %3,69 %
2026-06-302,5 %4,7 %3,62 %4,94 %4,75 %4,12 %4,11 %
2026-12-313 %5,2 %4,12 %5,14 %4,84 %4,19 %4,18 %
2027-06-303 %5,2 %4,12 %5,18 %4,85 %4,2 %4,22 %
2027-12-313 %5,2 %4,12 %5,16 %4,85 %4,21 %4,27 %
2028-06-303 %5,2 %4,12 %5,16 %4,86 %4,24 %4,32 %
2028-12-313 %5,2 %4,12 %5,17 %4,88 %4,29 %4,38 %
2029-06-303 %5,2 %4,1 %5,32 %4,94 %4,29 %4,39 %
2029-12-313 %5,2 %4,1 %5,38 %5,01 %4,38 %4,46 %
2030-06-303 %5,2 %4,1 %5,46 %5,1 %4,46 %4,54 %
2030-12-313,25 %5,45 %4,35 %5,56 %5,2 %4,55 %4,61 %
2031-06-303,25 %5,45 %4,35 %5,66 %5,29 %4,63 %4,67 %
2031-12-313,25 %5,45 %4,35 %5,74 %5,36 %4,7 %4,7 %
Méthodologie des prévisions — transparence sur les hypothèses : Ce tableau est établi en fonction des taux prévisionnels dérivés du forward CORRA (Canadian Overnight Repo Rate Average) à la date indiquée. Ces prévisions changent fréquemment à mesure que les prix du marché évoluent. Pour établir ces prévisions, nous supposons que la prime de risque et la prime de terme restent constantes, et que les attentes du marché concernant le taux sans risque sont correctes. Les variations des prix de marché peuvent entraîner des révisions fréquentes de ces prévisions.
Mises à jour et limites d'interprétation : Les données prévisionnelles de cette section sont mises à jour régulièrement, généralement chaque semaine, en fonction de l'évolution des prix du marché. Les interprétations, analyses et résumés présents ailleurs sur cette page peuvent ne pas refléter immédiatement les mises à jour les plus récentes. Pour les informations les plus actuelles, veuillez consulter directement le tableau de prévisions.

Variations du taux directeur de la Banque du Canada (BdC) telles qu’elles sont implicites dans les contrats à terme sur le taux moyen des pensions à un jour en dollars canadiens (CORRA) au 23 mars 2026.

Date d'annonce fixeProbabilité que le taux directeur de la BdC soit fixé àestProbabilité que le taux directeur de la BdC soit fixé àest
2026-04-292,5 %25 %2,25 %75 %
2026-06-102,5 %45 %2,25 %55 %
2026-07-152,5 %72 %2,25 %28 %
2026-09-022,5 %92 %2,75 %8 %
2026-10-282,5 %16 %2,75 %84 %
2026-12-093 %27 %2,75 %73 %
2027-01-27*3 %61 %2,75 %39 %
2027-03-17*3 %81 %2,75 %19 %
* Date à confirmer par la Banque du Canada

Comment lire ces probabilités : Les probabilités implicites des décisions de la Banque du Canada sont déduites des prix des contrats à terme liés à CORRA et évoluent fréquemment avec le marché. Elles ne constituent pas des engagements de la BdC et peuvent changer sans préavis. Utilisez-les comme un indicateur de marché parmi d'autres et référez-vous au tableau de prévisions pour l'état le plus récent.

Tarifs et leur impact sur les taux d’intérêt canadiens (Mise à jour : janvier 2026)

1. Intégration commerciale Canada–États-Unis et vulnérabilité structurelle

Depuis l’entrée en vigueur de l’ALENA en 1994, l’économie canadienne s’est profondément intégrée aux réseaux nord‑américains de production, les États‑Unis demeurant son principal partenaire commercial. Au fil du temps, le Canada s’est de plus en plus spécialisé dans des secteurs à forte intensité de capital et liés aux ressources — énergie, mines, foresterie et fabrication avancée — tandis que la fabrication à plus faible valeur ajoutée a graduellement décliné.

Cette spécialisation est fortement régionale :

  • L’Ouest canadien est devenu de plus en plus dépendant des exportations d’énergie et d’autres ressources naturelles.
  • L’Ontario a conservé une base de fabrication avancée — notamment l’automobile et la machinerie — mais a perdu une grande partie de son secteur manufacturier traditionnel.
  • Le Québec a renforcé ses industries de l’aérospatiale, de l’équipement de transport et des technologies de pointe.

Fait crucial : bon nombre de ces industries fonctionnent dans des chaînes de valeur transfrontalières où des biens intermédiaires traversent à plusieurs reprises la frontière canado‑américaine avant l’assemblage final. Ainsi, l’imposition de tarifs américains généralisés ne réduit pas seulement les exportations : elle perturbe aussi les décisions d’investissement, les chaînes d’approvisionnement et la productivité. Cette exposition structurelle rend le Canada particulièrement vulnérable à des restrictions commerciales américaines prolongées ou imprévisibles.

2. Évolution des tarifs américains visant le Canada en 2025

En 2025, la politique commerciale américaine à l’égard du Canada est passée de mesures punitives généralisées à un régime plus différencié, où des exemptions mises en avant coexistaient avec de nouveaux tarifs sectoriels. Bien que cette approche ait réduit l’apparence d’un protectionnisme généralisé, elle a renforcé l’incertitude pour les industries exposées au commerce.

Événements clés :

  • 4 mars – Les États‑Unis imposent un tarif de 25 % sur la plupart des biens canadiens non liés à l’énergie en vertu de l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA), tandis que l’énergie et les minéraux critiques sont frappés d’un tarif de 10 %. Le Canada réplique immédiatement avec des tarifs de 25 % sur environ 30 G$ CA de biens américains.
  • 7 mars – Une exemption de conformité à l’ACEUM est annoncée pour plusieurs biens assujettis aux tarifs de l’IEEPA, signalant un recul partiel des mesures généralisées. Toutefois, ce cadre d’exemption laisse la porte ouverte à de futurs tarifs sectoriels.
  • 12–13 mars – Les États‑Unis imposent des tarifs mondiaux de 25 % sur l’acier et l’aluminium en vertu de l’article 232, incluant le Canada. Le Canada répond avec des tarifs équivalents.
  • 3 avril – Un tarif américain de 25 % sur les véhicules et pièces automobiles entre en vigueur en vertu de l’article 232, s’appliquant intégralement aux produits canadiens, peu importe leur conformité à l’ACEUM.
  • 1er août – Les tarifs de l’IEEPA sur les biens canadiens non conformes à l’ACEUM augmentent de 25 % à 35 %. Les tarifs sur l’énergie demeurent inchangés.
  • 25 octobre – Les États‑Unis annoncent une hausse additionnelle de 10 % sur un large ensemble de biens canadiens, en lien avec des représailles politiques visant l’opposition de l’Ontario aux tarifs américains. Aucune date d’application ferme n’est annoncée.

Plusieurs hausses tarifaires annoncées — particulièrement vers la fin de l’année — n’ont pas été assorties d’échéanciers clairs. Cette absence de mise en œuvre immédiate a limité leurs effets directs sur les prix, mais a considérablement accru l’incertitude politique, ce qui a suffi à influencer les décisions d’investissement et d’embauche.

3. Tarifs, inflation et dilemme de politique monétaire pour la Banque du Canada

Les tarifs influencent les taux d’intérêt via des forces inflationnistes et désinflationnistes concurrentes, plaçant la Banque du Canada (BdC) devant un dilemme complexe.

Canaux inflationnistes (pressions à la hausse)

Les tarifs augmentent les prix des intrants et les prix à la consommation par divers mécanismes de coût :

  • Tarifs canadiens de représailles sur les biens américains
  • Augmentation des coûts de production américains transmise au Canada via des chaînes d’approvisionnement intégrées
  • Dépréciation du dollar canadien due à l’incertitude commerciale et à la baisse des flux de capitaux, amplifiant l’inflation des prix à l’importation

Il est notable que l’inflation globale est demeurée au‑dessus de la cible de 2 % de la BdC malgré l’effet mécanique à la baisse causé par l’élimination de la taxe carbone à la consommation. Cela démontre que les pressions sous‑jacentes sur les coûts — notamment les effets liés aux tarifs, la dépréciation du dollar et les frictions logistiques — continuent de neutraliser les forces désinflationnistes.

Canaux désinflationnistes (pressions à la baisse)

Simultanément, les tarifs freinent la demande en :

  • Réduisant les exportations et les revenus liés au commerce
  • Retardant les investissements des entreprises et les embauches
  • Affaiblissant les dépenses des ménages en raison de l’insécurité d’emploi

Une contrainte structurelle sur la politique monétaire

Contrairement à un ralentissement cyclique classique, le choc commercial de 2025 cause des dommages structurels. Les reports prolongés d’investissement réduisent la capacité productive et abaissent la production potentielle. Ainsi, un assouplissement monétaire peut atténuer la faiblesse à court terme, mais il ne peut pas restaurer pleinement la capacité du côté de l’offre sans risquer d’alimenter l’inflation future.

4. Perspectives économiques et implications pour les taux d’intérêt (2026–2029)

Les exportations de métaux précieux comme tampon temporaire

Au cours des derniers mois, la vigueur des exportations de métaux précieux — particulièrement l’or — a partiellement compensé la faiblesse des exportations manufacturières et des secteurs sensibles au commerce. Les prix mondiaux élevés des métaux précieux, stimulés par les risques géopolitiques, la demande des banques centrales et l’incertitude monétaire mondiale, ont soutenu la valeur nominale des exportations et contribué aux résultats du PIB à court terme.

Cependant, les exportations de métaux précieux sont des activités à forte intensité de capital, génèrent peu de retombées domestiques et ne remplacent pas réellement la perte d’investissements manufacturiers ni l’intégration aux chaînes d’approvisionnement. Bien qu’elles aient aidé à stabiliser la croissance globale du PIB, elles ne renversent pas les dommages à long terme causés à la capacité productive du Canada par les perturbations commerciales.

Pour la politique monétaire, cela complique l’interprétation : un PIB global soutenu par les exportations de ressources masque une faiblesse sous-jacente dans les secteurs de l’investissement et des industries exposées au commerce, renforçant l’approche prudente et dépendante des données de la Banque du Canada.

Croissance plus lente sur une trajectoire de potentiel réduit (2026–2027)

Les prévisions consensuelles des grandes banques canadiennes et de la Banque du Canada indiquent une croissance du PIB réel d’environ 1,5 % à 1,9 % pour 2026–2027, bien en deçà des attentes pré‑2025. Même si une récession n’est pas le scénario de base, cette croissance demeure insuffisante pour rétablir la confiance des entreprises ou inverser les dommages accumulés à l’investissement.

Le contexte économique actuel devrait entraîner :

  • Une réduction permanente du niveau du PIB par rapport à un scénario sans tarifs
  • Des tensions régionales persistantes dans les provinces fortement manufacturières
  • Des pressions d’inflation fondamentale malgré une demande modérée

Implication pour les taux d’intérêt : La Banque du Canada devrait maintenir une politique de taux bas pendant une période prolongée, mais avec une marge limitée pour des baisses agressives en raison des pressions persistantes sur les coûts.

L’examen de l’ACEUM de 2026 et l’incertitude prolongée

L’examen obligatoire de l’ACEUM (USMCA/CUSMA) en 2026 représente un moment charnière. Un renouvellement simple est peu probable : les négociations s’annoncent difficiles, avec des points de friction possibles tels que les règles d’origine automobiles, les chaînes d’approvisionnement pour les véhicules électriques, l’accès au marché laitier et les marchés publics.

Même si une entente finit par être conclue, la durée potentielle des négociations pourrait prolonger davantage l’incertitude commerciale, ce qui pèserait encore plus sur les décisions d’investissement.

Implication pour les taux d’intérêt : Une incertitude persistante augmente la prime de risque du Canada, exerçant une pression à la hausse sur les rendements à long terme, même si les taux directeurs à court terme demeurent limités.

Diversification graduelle et réduction partielle des risques

Face à la volatilité accrue des États‑Unis, le Canada devrait privilégier :

  • Une diversification graduelle des chaînes d’approvisionnement vers l’Europe et l’Asie
  • Une augmentation de la production domestique dans les secteurs stratégiques, souvent soutenue par des incitatifs budgétaires
  • Un recours accru aux mesures de défense commerciale pour contrer le dumping et protéger les industries nationales

Bien que ces mesures renforcent la résilience, elles se traduisent par une efficacité moindre et des prix plus élevés, consolidant un environnement où le taux neutre demeure plus bas.

Imprévus juridiques et politiques

Les contestations juridiques entourant l’utilisation de l’IEEPA pour imposer des tarifs pourraient modifier la forme des mesures commerciales futures, mais il est peu probable qu’elles éliminent complètement la pression tarifaire. Même des décisions défavorables pourraient simplement pousser les États‑Unis à utiliser d’autres instruments juridiques, prolongeant ainsi l’incertitude.

5. Conclusion pour les taux d’intérêt canadiens

Le choc tarifaire de 2025 constitue un tournant structurel, et non un simple différend commercial temporaire.

  • Le taux neutre du Canada est probablement plus bas qu’avant 2025 en raison d’une croissance potentielle affaiblie.
  • À 2,25 %, le taux directeur n’est ni accommodant ni faible au regard des standards historiques. Avec des risques inflationnistes persistants et une capacité potentielle réduite, la Banque du Canada dispose d’une marge de manœuvre plus restreinte qu’au cours des ralentissements passés.
  • Les rendements à long terme pourraient demeurer volatils en raison d’une prime de risque plus élevée et d’une inflation incertaine.

En résumé : les tarifs ont freiné la croissance davantage qu’ils n’ont alimenté l’inflation, mais les dommages structurels qui en résultent limitent jusqu’où les taux d’intérêt peuvent baisser sans créer de nouveaux risques.

Ce que vous devriez savoir

  • D’ici 2022, la tendance à long terme de baisse des rendements avait pris fin, et il est peu probable que nous revoyions des taux aussi bas que ceux de 2020-2021 ou de 2009-2010.
  • En juillet 2023, le taux directeur à un jour a grimpé à 5 %, son niveau le plus élevé depuis 2001. La Banque du Canada (BdC) a dû relever ses taux en raison d’une inflation très élevée et d’un marché du travail extrêmement tendu.
  • En juin 2024, l’inflation avait considérablement diminué et un relâchement important s’était produit sur le marché du travail. La BdC a donc commencé à abaisser son taux directeur.
  • En janvier 2025, le taux directeur de 3 % était proche de ce qui pouvait être considéré comme neutre. Cependant, avec les États-Unis devenant un partenaire commercial peu fiable et en l’absence de réformes nationales significatives, le Canada faisait face à une économie moins efficiente, ce qui implique un taux neutre plus bas.
  • De nouveaux tarifs douaniers menacent de déséquilibrer l’économie canadienne, et le rétablissement de l’équilibre nécessiterait probablement des taux plus bas, car certaines des anciennes investissements perdent de la valeur et de nouveaux investissements deviennent nécessaires.
  • En novembre 2025, la BdC estime que son taux directeur de 2,25 % atteint le juste équilibre entre le soutien à une économie fragilisée par les tarifs imposés par Trump et la gestion d’une pression inflationniste généralisée mais maîtrisable.

Prévisions des grandes banques canadiennes concernant les taux d'intérêt

Banque Royale du Canada (RBC)

RBC Economics prévoit que le taux directeur au jour le jour restera à 2,25 % en 2026 et augmentera pour atteindre 3,25 % d'ici la fin de 2027.

Banque Toronto-Dominion (TD)

TD Economics prévoit que le taux directeur restera à 2,25 % jusqu'à la fin de 2027.

Banque de Nouvelle-Écosse (Banque Scotia)

Scotiabank Economics prévoit que le taux directeur augmentera de 0,5 % au cours de la deuxième moitié de 2026, puis de 0,25 % additionnel au début de 2027.

Banque de Montréal (BMO)

BMO Marchés des capitaux prévoit que le taux directeur restera à 2,25 % tout au long de 2026, puis augmentera pour atteindre une moyenne d'environ 2,4 % en 2027.

Banque Canadienne Impériale de Commerce (CIBC)

CIBC Marchés des capitaux prévoit que le taux directeur restera à 2,25 % durant l'année 2026, puis augmentera à 2,75 % en 2027.

Banque Nationale du Canada (BNC)

BNC Marchés financiers prévoit que le taux directeur augmentera de 0,5 % au quatrième trimestre de 2026, pour se situer à 2,75 % à la fin de 2027.

Prévisions du taux directeur de la Banque du Canada pour 2026 : Stabilité du taux malgré une forte incertitude économique

MISE À JOUR : 27 janvier 2026

En janvier 2026, l’inflation globale oscille entre 2,2 % et 2,4 %, un niveau supérieur à la cible de 2 % de la Banque du Canada (BdC), tandis que les mesures privilégiées d’inflation fondamentale se situent entre 2,5 % et 2,8 %. Le taux directeur de 2,25 % se trouve à la limite d’une zone considérée comme légèrement stimulative, alors que la BdC fait face à son dilemme central : inflation par les coûts (cost-push) contre désinflation liée à la demande (demand-pull). Alors qu’il y a un an, le seul composant du panier IPC affichant une hausse persistante était le logement, l’inflation est désormais plus généralisée, les catégories logement, alimentation et opérations ménagères affichant toutes des contributions à deux chiffres à l’inflation globale de l’IPC.

Compte tenu de l’incertitude commerciale et du dilemme de politique monétaire qui en découle — soit la confrontation entre l’inflation par les coûts et la désinflation par la demande, laquelle devrait probablement persister en 2026 — il est peu probable que le taux directeur connaisse des changements importants au cours de l’année. Parallèlement, prévoir la trajectoire de l’économie canadienne en 2026 demeure extrêmement difficile.

L'importance des taux hypothécaires

Le prix moyen des habitations au Canada se situe autour de 670 000 $. Ainsi, un acheteur moyen ayant épargné plus de 20 % (150 000 $) pour sa mise de fonds — afin de réduire son risque et d'économiser sur les primes d'assurance prêt hypothécaire — nécessite un prêt d'environ 520 000 $.

Actuellement, l'environnement des taux d'intérêt au Canada est tel que les taux hypothécaires affichés varient entre 3,69 % et 6 %. Si vous magasinez un prêt hypothécaire, un taux de 4,2 % est donc raisonnable, selon le terme et les caractéristiques de votre prêt.

Le calculateur de prêt hypothécaire de WOWA démontre que l'achat prudent d'une maison moyenne, avec un taux concurrentiel et une période d'amortissement typique de 25 ans, se traduirait par un versement hypothécaire mensuel de 2 790 $, incluant initialement 1 820 $ en frais d'intérêt.

Le revenu médian après impôt d'une famille canadienne est de 74 200 $ par année (donnée de 2023), soit environ 6 180 $ par mois. Il est facile de constater que les frais hypothécaires constituent la dépense la plus importante pour une famille canadienne (représentant 45 % du revenu pour le versement). Ces frais sont d'autant plus élevés pour ceux qui vivent dans les grands centres urbains les plus chers du pays, soit la région du Grand Toronto (RGT) et la région du Grand Vancouver (RGV). Par conséquent, l'optimisation de vos frais hypothécaires pourrait s'avérer le moyen le plus efficace d'améliorer votre santé financière.

Ce qui détermine les taux d’intérêt

Facteurs qui amènent les taux à la hausseFacteurs qui amènent les taux à la baisse
Inflation élevéeInflation basse
Faibles taux d’épargneTaux d’épargne élevés
Diminution des échangesAugmentation des échanges
Risques de défauts de paiementSécurité des prêts
Diminution de la productivitéAugmentation de la productivité
Taux d’emploi élevéTaux d’emploi faible

Déduire les attentes du marché

Les institutions financières considèrent le prêt sur le marché à un jour — principalement par le biais d'opérations de pension (repos) liées au CORRA — et l'achat de bons du Trésor comme des substituts quasi sans risque. Lors de la gestion de leurs liquidités, elles privilégient le rendement le plus élevé. L'hypothèse relative aux attentes postule que les rendements des bons du Trésor reflètent la moyenne géométrique des taux à un jour attendus (CORRA au comptant) sur la durée du bon.

Cette dynamique permet aux analystes de déduire les attentes du marché quant au taux directeur de la BdC à partir des rendements du marché monétaire. Parmi les taux disponibles, les courbes à terme du CORRA fournissent l'un des signaux les plus directs en raison de leur lien étroit avec les coûts de financement à un jour.

Aperçu du CORRA

La Moyenne canadienne du taux des opérations de pension à un jour (CORRA) mesure le coût des opérations de pension à un jour sur titres de garantie généraux garanties par des bons du Trésor et des obligations du gouvernement du Canada. Elle sert de pilier à la transmission de la politique monétaire de la BdC en tant que principal taux sans risque à un jour au pays.

Caractéristiques clés :

  • Objectif : Évalue les conditions du marché du financement à un jour ; sert de taux de référence pour les prêts, les dérivés et la gestion des risques.
  • Calcul : Moyenne tronquée pondérée par le volume des taux de transaction, excluant les quartiles supérieur et inférieur pour atténuer l'effet des données aberrantes.
  • Rôle : Principal indicateur des coûts d'emprunt à court terme et des attentes en matière de politique monétaire ; sous-tend les swaps de l'indice à un jour (OIS).
  • Administration : La Banque du Canada en assure la supervision via son administration des indices de référence ; sa publication quotidienne garantit la transparence.

Extraire les attentes

Les taux à terme du CORRA (ex. : 1 mois, 3 mois) révèlent les changements dans la trajectoire anticipée de la politique monétaire. Par exemple, un taux CORRA à terme à 3 mois qui augmente par rapport au CORRA au comptant indique que les marchés anticipent une hausse des taux de la BdC. Cette approche est plus performante que l'analyse des seuls rendements des bons du Trésor, car le CORRA intègre plus précisément les primes de liquidité du marché des pensions.

Facteurs macroéconomiques affectant les taux d'intérêt ?

Au fil des décennies, les avancées technologiques et la mondialisation ont agi comme de puissantes forces déflationnistes, entraînant une baisse des taux d'intérêt à long terme qui a favorisé un endettement généralisé au sein des économies. Bien que les taux aient fréquemment dépassé les sommets de 2023 entre 1968 et 2001, les économies occidentales comme celle du Canada ont subi de profonds changements structurels ; les niveaux d'endettement sont désormais bien plus élevés qu'au 20e siècle, ce qui limite la tolérance de l'économie à des taux élevés et soutenus dans les années 2020.

Depuis 1990, la dette des administrations publiques — qui englobe les dettes fédérale, provinciales et locales — a été multipliée par 5,7, tandis que la dette des ménages a bondi par un facteur de 9. Cette progression a été alimentée par la baisse des taux, la croissance des revenus et des ratios du service de la dette demeurés relativement stables jusqu'à récemment. Durant cette période, la croissance du revenu des ménages a largement dépassé l'expansion démographique : alors que la population a augmenté de 51 %, les revenus nominaux ont grimpé de 347 % et l'inflation totale s'est établie à 115 %, ce qui représente un gain réel par habitant de 38 % après ajustements.

Revenu des ménages canadiens

Ratio du service de la dette des ménages canadiens

Ratio du service de la dette
Ratio du service de la dette hypothécaire
Ratio du service de la dette non hypothécaire
Ratio du service de la dette, intérêts seulement

Les pressions liées au service de la dette se sont néanmoins intensifiées pour les ménages canadiens. Le ratio total est passé d'environ 12 % au début des années 1990 à près de 15 % récemment, atteignant un sommet de 15,17 % au T1 2023. Les deuxième et troisième valeurs les plus élevées, soit 15,14 % et 15,13 %, ont été enregistrées au T2 2023 et au T4 2023. Bien que les prêts hypothécaires représentent environ 75 % de la dette des ménages, ils génèrent des coûts de service comparables à ceux de la dette non hypothécaire, étant donné les taux plus élevés de cette dernière (cartes de crédit et prêts auto). Cet équilibre souligne une vulnérabilité croissante face aux hausses de taux.

Nature des taux d’intérêt

On peut croire que l’intérêt représente le coût d’utiliser de l’argent, pourtant l’intérêt diffère du loyer car l’argent diffère

Nous pouvons considérer l'intérêt comme un prix pour l'utilisation de l'argent, mais l'intérêt diffère du loyer parce que l'argent diffère des biens immobiliers. L'intersection des courbes de l'offre et de la demande de biens immobiliers locatifs détermine les loyers. L'argent est différent des biens locatifs parce que l'offre d'argent est illimitée.

La Banque du Canada, la Réserve fédérale ou n’importe quelle autre banque centrale peut acheter des actifs et effectuer des prêts en créditant les comptes du vendeur ou de l’emprunteur. Dans cet achat ou lors du traitement d’un prêt, du nouvel argent est créé. Quand une banque commerciale utilise l’argent provenant de dépôts pour créer des prêts, cela crée encore plus d’argent, car ceux qui ont effectué des dépôts ont toujours leur argent, alors que ceux qui ont reçu leur prêt ont aussi de l’argent et peuvent le dépenser.

D’un autre côté, quand une banque centrale vend un actif ou reçoit un paiement pour un prêt, l’argent est détruit. De manière similaire, quand une banque commerciale reçoit des paiements effectués vers le capital du prêt, l’argent est aussi détruit (annihilé). Cette nature temporaire de l’argent permet aux décideurs d’établir sa location. Dans la plupart des pays, les banques centrales sont responsables pour l’établissement des politiques monétaires.

Au Canada, la Banque du Canada (BdC) a plusieurs responsabilités. Le mandat le plus important de la Banque du Canada est d’atteindre une stabilité au niveau des prix. La BdC s’est entendue avec le Département des Finances pour définir la stabilité des prix comme étant un taux d’inflation de l’IPC de 2%.

Comment est-ce que les prêteurs hypothécaires financent les prêts hypothécaires?

Pour comprendre comment on peut économiser sur nos coûts hypothécaires, nous devrions comprendre comment les prêts hypothécaires fonctionnent au Canada. Une banque peut utiliser les dépôts qu’elles ont en leur possession pour effectuer un prêt hypothécaire. Le premier problème qui survient quand on utilise l’argent provenant de dépôts pour effectuer un prêt hypothécaire est que ceux qui ont effectué des dépôts dans un compte chèques ou un compte d’épargne pourraient vouloir utiliser leur argent à n’importe quel moment.

Par contraste, un emprunteur hypothécaire va rembourser sa dette selon un horaire prédéterminé sur plusieurs années. Alors, la banque doit mettre de côté de l’argent pour pouvoir fournir des liquidités à ceux qui déposent des fonds.

De plus, la banque pourrait perdre de l’argent sur ce prêt si l’emprunteur n’est pas en mesure d’effectuer les paiements planifiés. Un tel prêt hypothécaire amène une augmentation des fonds en capitaux requis pour la banque. Toutefois, parce que le prêt est garanti par des biens immobiliers, il s’agit d’un prêt assez sécurisé, et l’augmentation du capital requis imposé à la banque est relativement faible.

Les trois paragraphes précédents expliquent comment une ligne de crédit sur valeur domiciliaire (LDCVD) fonctionne. Les taux d’intérêts des LDCVD sont souvent légèrement plus élevés que le taux préférentiel. En examinant les taux hypothécaires variables, on remarque que la plupart des prêteurs offrent des taux bien en-dessous du taux préférentiel (et en-dessous des taux des LDCVD). La réglementation du BSIF impose une limite de 65% de la valeur domiciliaire aux LDCVD. En comparaison, les prêts hypothécaires conventionnels peuvent aller jusqu’à 80% de la valeur de la propriété, et des prêts assurés à ratio élevé peuvent aller jusqu’à 95% de la valeur de la propriété.

Parce que leur ratio prêt-valeur est plus bas, les LDCVD posent un risque moins élevé pour les prêteurs que les hypothèques. Nous savons qu’un taux d’intérêt comprend un taux sans risque plus une prime de risque. Alors, pourquoi est-ce que les LDCVD, malgré leur risque moins élevé, ont un taux plus élevé que les hypothèques résidentiels?

Les taux hypothécaires sont bas parce que la Loi nationale sur l’habitation a créé un cadre juridique pour transformer les hypothèques en actifs sûrs et liquides. Selon la Loi nationale sur l’habitation (LNH), les prêteurs peuvent créer une entité légale spéciale et ensuite y transférer leurs hypothèques (après l’achat d’assurance pour leurs hypothèques conventionnelles), ce qui permet d’émettre ce qu’on appelle des obligations garanties.

Les hypothèques servent alors de garantie pour les obligations garanties. La LNH protège aussi les garanties d’obligation de couverture contre les procédures de faillite. Selon la LNH, l’entité de garantie doit être enregistrée avec la Société canadienne d’habitation et du logement (SCHL). Ces obligations sont appelées obligations garanties car il y a tout un ensemble d’actifs qui les protège. Cela veut dire que cet ensemble d’actifs (prêts) représente leur garantie.

Le cadre juridique autour des obligations garanties permet aux institutions financières canadiennes de transformer leurs prêts hypothécaires en actifs liquides. Ce cadre leur permet d’offrir des hypothèques avec des taux d’intérêts matériellement plus bas que leurs taux préférentiels. Une banque a des critères autant au niveau des liquidités qu’au niveau des capitaux. Du point de vue des liquidités, un prêt non-liquide oblige la banque à mettre de côté certains actifs liquides (souvent à bas rendement) pour maintenir son ratio de liquidités. Du point de vue du capital, un actif liquide peut être vendu en cas de situations difficiles et éviter ainsi de diluer les actionnaires en levant des capitaux. Un prêteur est donc disposé à accorder des prêts liquides à une marge beaucoup plus faible que des prêts non liquides.

À propos des hypothèques à taux fixe

Les programmes d’obligations garanties réduisent les coûts de financement des hypothèques pour les prêteurs canadiens en transformant leurs actifs hypothécaires en actifs liquides. L’autre problème lié aux hypothèques est que plusieurs emprunteurs ne sont pas prêts à accepter des risques liés aux taux d’intérêt. Au même moment, les coûts pour une institution financière changent souvent au gré des taux d’intérêt sans risque. Alors, on s’attend à ce que les prêteurs offrent des hypothèques à taux fixe et qu’ils doivent gérer les risques liés aux taux d’intérêt quand ils offrent des hypothèques à taux fixe.

Le taux d’intérêt des comptes d’épargne change souvent avec le taux d’intérêt sans risque. Alors, le fait d’utiliser des dépôts pour créer des prêts à taux fixe amène un certain risque à la banque. Pour atténuer ce risque, la banque doit protéger son exposition aux variations des taux d'intérêt.

On peut utiliser des contrats d'échange de taux d'intérêt pour protéger son exposition aux taux d'intérêt. Un swap de taux d'intérêt est un accord financier qui permet d'échanger un flux de paiements d'intérêts à taux variable contre un flux de paiements d'intérêts à taux fixe.

Plusieurs types de swaps sont disponibles, incluant

  • Swaps de taux d’intérêt: Ces swaps impliquent l'échange de paiements d'intérêts sur la base d'un montant nominal de référence. Les parties concernées conviennent d'échanger des paiements d'intérêts sur la base de taux fixes et variables. Ce type de swap est couramment utilisé pour gérer le risque de taux d'intérêt.
  • Swaps de devises: Les swaps de devises consistent à échanger le principal et les paiements d'intérêts dans une devise contre le principal et les paiements d'intérêts dans une autre devise. Les multinationales utilisent souvent ce type de swap pour gérer le risque de change.
  • Swaps de matières premières: Les swaps de matières premières impliquent l'échange de flux de trésorerie en fonction du prix d'une matière première particulière, comme le gaz naturel ou le pétrole. Les entreprises du secteur de l'énergie (pétrole) utilisent couramment ce type de swap pour gérer le risque de prix.
  • Swaps d’actions: Les swaps d'actions impliquent l'échange de flux de trésorerie basés sur la performance d'une action ou d'un indice boursier particulier. Les investisseurs utilisent généralement ce type de swap pour s'exposer à une action ou à un marché particulier, par exemple l'indice S&P TSX.
  • Swaps de défaut de crédit: Les swaps de défaut de crédit impliquent l'échange de flux de trésorerie en fonction de la survenance d'un événement de crédit, tel que la défaillance d'une obligation ou d'un prêt particulier. Les investisseurs utilisent couramment ce type de swap pour gérer le risque de crédit.

Une forme courante de swaps de taux d'intérêt est appelée OIS. OIS signifie "Overnight Index Swap". Il s'agit d'un type de swap de taux d'intérêt dans lequel les deux parties concernées échangent la différence entre un indice de taux d'intérêt au jour le jour et un taux d'intérêt fixe.

L'indice de taux d'intérêt au jour le jour utilisé dans un OIS est généralement le taux de prêt interbancaire au jour le jour, tel que le taux des fonds fédéraux aux États-Unis, l'Euro Overnight Index Average (EONIA) dans la zone euro, ou le Sterling Overnight Index Average (SONIA) au Royaume-Uni. Toutefois, les deux parties impliquées dans le swap conviennent du taux d'intérêt fixe.

L'objectif d'un OIS est de gérer le risque de taux d'intérêt en offrant aux participants au marché un moyen de se protéger contre les fluctuations des taux au jour le jour. Les acteurs du marché ayant des positions de trésorerie exposées aux taux au jour le jour peuvent utiliser l'OIS pour couvrir ou atténuer ce risque.

L'OIS est généralement établi quotidiennement, la valeur du swap étant recalculée chaque jour sur la base du taux de l'indice au jour le jour. Cela signifie que la valeur du swap peut varier quotidiennement, en fonction de l'évolution du taux de l'indice au jour le jour.

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