| Fixe 1 an | Fixe 2 ans | Fixe 3 ans | Fixe 4 ans | Fixe 5 ans | Variable à 5 ans | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Taux les plus bas | % | |||||
| Taux moyens (11 prêteurs) | 5,21 % | 4,56 % | 4,36 % | 4,45 % | 4,38 % | 3,98 % |
| Variation des taux moyens sur 30 jours | -7 points de base | -30 points de base | -1 points de base | -2 points de base | +3 points de base | -4 points de base |
| Term | Taux les plus bas | Taux moyens (11 prêteurs) | Variation des taux moyens sur 30 jours |
|---|---|---|---|
| Fixe undefined ans | % | 5,21 % | -7 points de base |
| Fixe undefined ans | % | 4,56 % | -30 points de base |
| Fixe undefined ans | % | 4,36 % | -1 points de base |
| Fixe undefined ans | % | 4,45 % | -2 points de base |
| Fixe undefined ans | % | 4,38 % | +3 points de base |
| Variable à undefined ans | % | 3,98 % | -4 points de base |
Le panier de 10 prêteurs comprend: , BMO, TD, Banque Scotia, RBC, Banque Nationale, Desjardins, nesto, Tangerine, First National.
| Date | Taux de la BdC | Taux préférentiel | Variable à 5 ans | Fixe 1 an | Fixe 2 ans | Fixe 3 ans | Fixe 5 ans |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2026-03-23 | 2.25 % | 4.45 % | 3,3 % | 4,69 % | 4,29 % | 3,69 % | 3,69 % |
| 2026-06-30 | 2,5 % | 4,7 % | 3,62 % | 4,94 % | 4,75 % | 4,12 % | 4,11 % |
| 2026-12-31 | 3 % | 5,2 % | 4,12 % | 5,14 % | 4,84 % | 4,19 % | 4,18 % |
| 2027-06-30 | 3 % | 5,2 % | 4,12 % | 5,18 % | 4,85 % | 4,2 % | 4,22 % |
| 2027-12-31 | 3 % | 5,2 % | 4,12 % | 5,16 % | 4,85 % | 4,21 % | 4,27 % |
| 2028-06-30 | 3 % | 5,2 % | 4,12 % | 5,16 % | 4,86 % | 4,24 % | 4,32 % |
| 2028-12-31 | 3 % | 5,2 % | 4,12 % | 5,17 % | 4,88 % | 4,29 % | 4,38 % |
| 2029-06-30 | 3 % | 5,2 % | 4,1 % | 5,32 % | 4,94 % | 4,29 % | 4,39 % |
| 2029-12-31 | 3 % | 5,2 % | 4,1 % | 5,38 % | 5,01 % | 4,38 % | 4,46 % |
| 2030-06-30 | 3 % | 5,2 % | 4,1 % | 5,46 % | 5,1 % | 4,46 % | 4,54 % |
| 2030-12-31 | 3,25 % | 5,45 % | 4,35 % | 5,56 % | 5,2 % | 4,55 % | 4,61 % |
| 2031-06-30 | 3,25 % | 5,45 % | 4,35 % | 5,66 % | 5,29 % | 4,63 % | 4,67 % |
| 2031-12-31 | 3,25 % | 5,45 % | 4,35 % | 5,74 % | 5,36 % | 4,7 % | 4,7 % |
| Méthodologie des prévisions — transparence sur les hypothèses : Ce tableau est établi en fonction des taux prévisionnels dérivés du forward CORRA (Canadian Overnight Repo Rate Average) à la date indiquée. Ces prévisions changent fréquemment à mesure que les prix du marché évoluent. Pour établir ces prévisions, nous supposons que la prime de risque et la prime de terme restent constantes, et que les attentes du marché concernant le taux sans risque sont correctes. Les variations des prix de marché peuvent entraîner des révisions fréquentes de ces prévisions. Mises à jour et limites d'interprétation : Les données prévisionnelles de cette section sont mises à jour régulièrement, généralement chaque semaine, en fonction de l'évolution des prix du marché. Les interprétations, analyses et résumés présents ailleurs sur cette page peuvent ne pas refléter immédiatement les mises à jour les plus récentes. Pour les informations les plus actuelles, veuillez consulter directement le tableau de prévisions. | |||||||
| Date d'annonce fixe | Probabilité que le taux directeur de la BdC soit fixé à | est | Probabilité que le taux directeur de la BdC soit fixé à | est |
|---|---|---|---|---|
| 2026-04-29 | 2,5 % | 25 % | 2,25 % | 75 % |
| 2026-06-10 | 2,5 % | 45 % | 2,25 % | 55 % |
| 2026-07-15 | 2,5 % | 72 % | 2,25 % | 28 % |
| 2026-09-02 | 2,5 % | 92 % | 2,75 % | 8 % |
| 2026-10-28 | 2,5 % | 16 % | 2,75 % | 84 % |
| 2026-12-09 | 3 % | 27 % | 2,75 % | 73 % |
| 2027-01-27* | 3 % | 61 % | 2,75 % | 39 % |
| 2027-03-17* | 3 % | 81 % | 2,75 % | 19 % |
Comment lire ces probabilités : Les probabilités implicites des décisions de la Banque du Canada sont déduites des prix des contrats à terme liés à CORRA et évoluent fréquemment avec le marché. Elles ne constituent pas des engagements de la BdC et peuvent changer sans préavis. Utilisez-les comme un indicateur de marché parmi d'autres et référez-vous au tableau de prévisions pour l'état le plus récent.
Depuis l’entrée en vigueur de l’ALENA en 1994, l’économie canadienne s’est profondément intégrée aux réseaux nord‑américains de production, les États‑Unis demeurant son principal partenaire commercial. Au fil du temps, le Canada s’est de plus en plus spécialisé dans des secteurs à forte intensité de capital et liés aux ressources — énergie, mines, foresterie et fabrication avancée — tandis que la fabrication à plus faible valeur ajoutée a graduellement décliné.
Cette spécialisation est fortement régionale :
Fait crucial : bon nombre de ces industries fonctionnent dans des chaînes de valeur transfrontalières où des biens intermédiaires traversent à plusieurs reprises la frontière canado‑américaine avant l’assemblage final. Ainsi, l’imposition de tarifs américains généralisés ne réduit pas seulement les exportations : elle perturbe aussi les décisions d’investissement, les chaînes d’approvisionnement et la productivité. Cette exposition structurelle rend le Canada particulièrement vulnérable à des restrictions commerciales américaines prolongées ou imprévisibles.
En 2025, la politique commerciale américaine à l’égard du Canada est passée de mesures punitives généralisées à un régime plus différencié, où des exemptions mises en avant coexistaient avec de nouveaux tarifs sectoriels. Bien que cette approche ait réduit l’apparence d’un protectionnisme généralisé, elle a renforcé l’incertitude pour les industries exposées au commerce.
Événements clés :
Plusieurs hausses tarifaires annoncées — particulièrement vers la fin de l’année — n’ont pas été assorties d’échéanciers clairs. Cette absence de mise en œuvre immédiate a limité leurs effets directs sur les prix, mais a considérablement accru l’incertitude politique, ce qui a suffi à influencer les décisions d’investissement et d’embauche.
Les tarifs influencent les taux d’intérêt via des forces inflationnistes et désinflationnistes concurrentes, plaçant la Banque du Canada (BdC) devant un dilemme complexe.
Canaux inflationnistes (pressions à la hausse)
Les tarifs augmentent les prix des intrants et les prix à la consommation par divers mécanismes de coût :
Il est notable que l’inflation globale est demeurée au‑dessus de la cible de 2 % de la BdC malgré l’effet mécanique à la baisse causé par l’élimination de la taxe carbone à la consommation. Cela démontre que les pressions sous‑jacentes sur les coûts — notamment les effets liés aux tarifs, la dépréciation du dollar et les frictions logistiques — continuent de neutraliser les forces désinflationnistes.
Canaux désinflationnistes (pressions à la baisse)
Simultanément, les tarifs freinent la demande en :
Une contrainte structurelle sur la politique monétaire
Contrairement à un ralentissement cyclique classique, le choc commercial de 2025 cause des dommages structurels. Les reports prolongés d’investissement réduisent la capacité productive et abaissent la production potentielle. Ainsi, un assouplissement monétaire peut atténuer la faiblesse à court terme, mais il ne peut pas restaurer pleinement la capacité du côté de l’offre sans risquer d’alimenter l’inflation future.
Les exportations de métaux précieux comme tampon temporaire
Au cours des derniers mois, la vigueur des exportations de métaux précieux — particulièrement l’or — a partiellement compensé la faiblesse des exportations manufacturières et des secteurs sensibles au commerce. Les prix mondiaux élevés des métaux précieux, stimulés par les risques géopolitiques, la demande des banques centrales et l’incertitude monétaire mondiale, ont soutenu la valeur nominale des exportations et contribué aux résultats du PIB à court terme.
Cependant, les exportations de métaux précieux sont des activités à forte intensité de capital, génèrent peu de retombées domestiques et ne remplacent pas réellement la perte d’investissements manufacturiers ni l’intégration aux chaînes d’approvisionnement. Bien qu’elles aient aidé à stabiliser la croissance globale du PIB, elles ne renversent pas les dommages à long terme causés à la capacité productive du Canada par les perturbations commerciales.
Pour la politique monétaire, cela complique l’interprétation : un PIB global soutenu par les exportations de ressources masque une faiblesse sous-jacente dans les secteurs de l’investissement et des industries exposées au commerce, renforçant l’approche prudente et dépendante des données de la Banque du Canada.
Les prévisions consensuelles des grandes banques canadiennes et de la Banque du Canada indiquent une croissance du PIB réel d’environ 1,5 % à 1,9 % pour 2026–2027, bien en deçà des attentes pré‑2025. Même si une récession n’est pas le scénario de base, cette croissance demeure insuffisante pour rétablir la confiance des entreprises ou inverser les dommages accumulés à l’investissement.
Le contexte économique actuel devrait entraîner :
Implication pour les taux d’intérêt : La Banque du Canada devrait maintenir une politique de taux bas pendant une période prolongée, mais avec une marge limitée pour des baisses agressives en raison des pressions persistantes sur les coûts.
L’examen obligatoire de l’ACEUM (USMCA/CUSMA) en 2026 représente un moment charnière. Un renouvellement simple est peu probable : les négociations s’annoncent difficiles, avec des points de friction possibles tels que les règles d’origine automobiles, les chaînes d’approvisionnement pour les véhicules électriques, l’accès au marché laitier et les marchés publics.
Même si une entente finit par être conclue, la durée potentielle des négociations pourrait prolonger davantage l’incertitude commerciale, ce qui pèserait encore plus sur les décisions d’investissement.
Implication pour les taux d’intérêt : Une incertitude persistante augmente la prime de risque du Canada, exerçant une pression à la hausse sur les rendements à long terme, même si les taux directeurs à court terme demeurent limités.
Face à la volatilité accrue des États‑Unis, le Canada devrait privilégier :
Bien que ces mesures renforcent la résilience, elles se traduisent par une efficacité moindre et des prix plus élevés, consolidant un environnement où le taux neutre demeure plus bas.
Les contestations juridiques entourant l’utilisation de l’IEEPA pour imposer des tarifs pourraient modifier la forme des mesures commerciales futures, mais il est peu probable qu’elles éliminent complètement la pression tarifaire. Même des décisions défavorables pourraient simplement pousser les États‑Unis à utiliser d’autres instruments juridiques, prolongeant ainsi l’incertitude.
Le choc tarifaire de 2025 constitue un tournant structurel, et non un simple différend commercial temporaire.
En résumé : les tarifs ont freiné la croissance davantage qu’ils n’ont alimenté l’inflation, mais les dommages structurels qui en résultent limitent jusqu’où les taux d’intérêt peuvent baisser sans créer de nouveaux risques.
RBC Economics prévoit que le taux directeur au jour le jour restera à 2,25 % en 2026 et augmentera pour atteindre 3,25 % d'ici la fin de 2027.
TD Economics prévoit que le taux directeur restera à 2,25 % jusqu'à la fin de 2027.
Scotiabank Economics prévoit que le taux directeur augmentera de 0,5 % au cours de la deuxième moitié de 2026, puis de 0,25 % additionnel au début de 2027.
BMO Marchés des capitaux prévoit que le taux directeur restera à 2,25 % tout au long de 2026, puis augmentera pour atteindre une moyenne d'environ 2,4 % en 2027.
CIBC Marchés des capitaux prévoit que le taux directeur restera à 2,25 % durant l'année 2026, puis augmentera à 2,75 % en 2027.
BNC Marchés financiers prévoit que le taux directeur augmentera de 0,5 % au quatrième trimestre de 2026, pour se situer à 2,75 % à la fin de 2027.
En janvier 2026, l’inflation globale oscille entre 2,2 % et 2,4 %, un niveau supérieur à la cible de 2 % de la Banque du Canada (BdC), tandis que les mesures privilégiées d’inflation fondamentale se situent entre 2,5 % et 2,8 %. Le taux directeur de 2,25 % se trouve à la limite d’une zone considérée comme légèrement stimulative, alors que la BdC fait face à son dilemme central : inflation par les coûts (cost-push) contre désinflation liée à la demande (demand-pull). Alors qu’il y a un an, le seul composant du panier IPC affichant une hausse persistante était le logement, l’inflation est désormais plus généralisée, les catégories logement, alimentation et opérations ménagères affichant toutes des contributions à deux chiffres à l’inflation globale de l’IPC.
Compte tenu de l’incertitude commerciale et du dilemme de politique monétaire qui en découle — soit la confrontation entre l’inflation par les coûts et la désinflation par la demande, laquelle devrait probablement persister en 2026 — il est peu probable que le taux directeur connaisse des changements importants au cours de l’année. Parallèlement, prévoir la trajectoire de l’économie canadienne en 2026 demeure extrêmement difficile.
Le prix moyen des habitations au Canada se situe autour de 670 000 $. Ainsi, un acheteur moyen ayant épargné plus de 20 % (150 000 $) pour sa mise de fonds — afin de réduire son risque et d'économiser sur les primes d'assurance prêt hypothécaire — nécessite un prêt d'environ 520 000 $.
Actuellement, l'environnement des taux d'intérêt au Canada est tel que les taux hypothécaires affichés varient entre 3,69 % et 6 %. Si vous magasinez un prêt hypothécaire, un taux de 4,2 % est donc raisonnable, selon le terme et les caractéristiques de votre prêt.
Le calculateur de prêt hypothécaire de WOWA démontre que l'achat prudent d'une maison moyenne, avec un taux concurrentiel et une période d'amortissement typique de 25 ans, se traduirait par un versement hypothécaire mensuel de 2 790 $, incluant initialement 1 820 $ en frais d'intérêt.
Le revenu médian après impôt d'une famille canadienne est de 74 200 $ par année (donnée de 2023), soit environ 6 180 $ par mois. Il est facile de constater que les frais hypothécaires constituent la dépense la plus importante pour une famille canadienne (représentant 45 % du revenu pour le versement). Ces frais sont d'autant plus élevés pour ceux qui vivent dans les grands centres urbains les plus chers du pays, soit la région du Grand Toronto (RGT) et la région du Grand Vancouver (RGV). Par conséquent, l'optimisation de vos frais hypothécaires pourrait s'avérer le moyen le plus efficace d'améliorer votre santé financière.
| Facteurs qui amènent les taux à la hausse | Facteurs qui amènent les taux à la baisse |
| Inflation élevée | Inflation basse |
| Faibles taux d’épargne | Taux d’épargne élevés |
| Diminution des échanges | Augmentation des échanges |
| Risques de défauts de paiement | Sécurité des prêts |
| Diminution de la productivité | Augmentation de la productivité |
| Taux d’emploi élevé | Taux d’emploi faible |
Les institutions financières considèrent le prêt sur le marché à un jour — principalement par le biais d'opérations de pension (repos) liées au CORRA — et l'achat de bons du Trésor comme des substituts quasi sans risque. Lors de la gestion de leurs liquidités, elles privilégient le rendement le plus élevé. L'hypothèse relative aux attentes postule que les rendements des bons du Trésor reflètent la moyenne géométrique des taux à un jour attendus (CORRA au comptant) sur la durée du bon.
Cette dynamique permet aux analystes de déduire les attentes du marché quant au taux directeur de la BdC à partir des rendements du marché monétaire. Parmi les taux disponibles, les courbes à terme du CORRA fournissent l'un des signaux les plus directs en raison de leur lien étroit avec les coûts de financement à un jour.
La Moyenne canadienne du taux des opérations de pension à un jour (CORRA) mesure le coût des opérations de pension à un jour sur titres de garantie généraux garanties par des bons du Trésor et des obligations du gouvernement du Canada. Elle sert de pilier à la transmission de la politique monétaire de la BdC en tant que principal taux sans risque à un jour au pays.
Caractéristiques clés :
Les taux à terme du CORRA (ex. : 1 mois, 3 mois) révèlent les changements dans la trajectoire anticipée de la politique monétaire. Par exemple, un taux CORRA à terme à 3 mois qui augmente par rapport au CORRA au comptant indique que les marchés anticipent une hausse des taux de la BdC. Cette approche est plus performante que l'analyse des seuls rendements des bons du Trésor, car le CORRA intègre plus précisément les primes de liquidité du marché des pensions.
Au fil des décennies, les avancées technologiques et la mondialisation ont agi comme de puissantes forces déflationnistes, entraînant une baisse des taux d'intérêt à long terme qui a favorisé un endettement généralisé au sein des économies. Bien que les taux aient fréquemment dépassé les sommets de 2023 entre 1968 et 2001, les économies occidentales comme celle du Canada ont subi de profonds changements structurels ; les niveaux d'endettement sont désormais bien plus élevés qu'au 20e siècle, ce qui limite la tolérance de l'économie à des taux élevés et soutenus dans les années 2020.
Depuis 1990, la dette des administrations publiques — qui englobe les dettes fédérale, provinciales et locales — a été multipliée par 5,7, tandis que la dette des ménages a bondi par un facteur de 9. Cette progression a été alimentée par la baisse des taux, la croissance des revenus et des ratios du service de la dette demeurés relativement stables jusqu'à récemment. Durant cette période, la croissance du revenu des ménages a largement dépassé l'expansion démographique : alors que la population a augmenté de 51 %, les revenus nominaux ont grimpé de 347 % et l'inflation totale s'est établie à 115 %, ce qui représente un gain réel par habitant de 38 % après ajustements.
Les pressions liées au service de la dette se sont néanmoins intensifiées pour les ménages canadiens. Le ratio total est passé d'environ 12 % au début des années 1990 à près de 15 % récemment, atteignant un sommet de 15,17 % au T1 2023. Les deuxième et troisième valeurs les plus élevées, soit 15,14 % et 15,13 %, ont été enregistrées au T2 2023 et au T4 2023. Bien que les prêts hypothécaires représentent environ 75 % de la dette des ménages, ils génèrent des coûts de service comparables à ceux de la dette non hypothécaire, étant donné les taux plus élevés de cette dernière (cartes de crédit et prêts auto). Cet équilibre souligne une vulnérabilité croissante face aux hausses de taux.
On peut croire que l’intérêt représente le coût d’utiliser de l’argent, pourtant l’intérêt diffère du loyer car l’argent diffère
Nous pouvons considérer l'intérêt comme un prix pour l'utilisation de l'argent, mais l'intérêt diffère du loyer parce que l'argent diffère des biens immobiliers. L'intersection des courbes de l'offre et de la demande de biens immobiliers locatifs détermine les loyers. L'argent est différent des biens locatifs parce que l'offre d'argent est illimitée.
La Banque du Canada, la Réserve fédérale ou n’importe quelle autre banque centrale peut acheter des actifs et effectuer des prêts en créditant les comptes du vendeur ou de l’emprunteur. Dans cet achat ou lors du traitement d’un prêt, du nouvel argent est créé. Quand une banque commerciale utilise l’argent provenant de dépôts pour créer des prêts, cela crée encore plus d’argent, car ceux qui ont effectué des dépôts ont toujours leur argent, alors que ceux qui ont reçu leur prêt ont aussi de l’argent et peuvent le dépenser.
D’un autre côté, quand une banque centrale vend un actif ou reçoit un paiement pour un prêt, l’argent est détruit. De manière similaire, quand une banque commerciale reçoit des paiements effectués vers le capital du prêt, l’argent est aussi détruit (annihilé). Cette nature temporaire de l’argent permet aux décideurs d’établir sa location. Dans la plupart des pays, les banques centrales sont responsables pour l’établissement des politiques monétaires.
Au Canada, la Banque du Canada (BdC) a plusieurs responsabilités. Le mandat le plus important de la Banque du Canada est d’atteindre une stabilité au niveau des prix. La BdC s’est entendue avec le Département des Finances pour définir la stabilité des prix comme étant un taux d’inflation de l’IPC de 2%.
Pour comprendre comment on peut économiser sur nos coûts hypothécaires, nous devrions comprendre comment les prêts hypothécaires fonctionnent au Canada. Une banque peut utiliser les dépôts qu’elles ont en leur possession pour effectuer un prêt hypothécaire. Le premier problème qui survient quand on utilise l’argent provenant de dépôts pour effectuer un prêt hypothécaire est que ceux qui ont effectué des dépôts dans un compte chèques ou un compte d’épargne pourraient vouloir utiliser leur argent à n’importe quel moment.
Par contraste, un emprunteur hypothécaire va rembourser sa dette selon un horaire prédéterminé sur plusieurs années. Alors, la banque doit mettre de côté de l’argent pour pouvoir fournir des liquidités à ceux qui déposent des fonds.
De plus, la banque pourrait perdre de l’argent sur ce prêt si l’emprunteur n’est pas en mesure d’effectuer les paiements planifiés. Un tel prêt hypothécaire amène une augmentation des fonds en capitaux requis pour la banque. Toutefois, parce que le prêt est garanti par des biens immobiliers, il s’agit d’un prêt assez sécurisé, et l’augmentation du capital requis imposé à la banque est relativement faible.
Les trois paragraphes précédents expliquent comment une ligne de crédit sur valeur domiciliaire (LDCVD) fonctionne. Les taux d’intérêts des LDCVD sont souvent légèrement plus élevés que le taux préférentiel. En examinant les taux hypothécaires variables, on remarque que la plupart des prêteurs offrent des taux bien en-dessous du taux préférentiel (et en-dessous des taux des LDCVD). La réglementation du BSIF impose une limite de 65% de la valeur domiciliaire aux LDCVD. En comparaison, les prêts hypothécaires conventionnels peuvent aller jusqu’à 80% de la valeur de la propriété, et des prêts assurés à ratio élevé peuvent aller jusqu’à 95% de la valeur de la propriété.
Parce que leur ratio prêt-valeur est plus bas, les LDCVD posent un risque moins élevé pour les prêteurs que les hypothèques. Nous savons qu’un taux d’intérêt comprend un taux sans risque plus une prime de risque. Alors, pourquoi est-ce que les LDCVD, malgré leur risque moins élevé, ont un taux plus élevé que les hypothèques résidentiels?
Les taux hypothécaires sont bas parce que la Loi nationale sur l’habitation a créé un cadre juridique pour transformer les hypothèques en actifs sûrs et liquides. Selon la Loi nationale sur l’habitation (LNH), les prêteurs peuvent créer une entité légale spéciale et ensuite y transférer leurs hypothèques (après l’achat d’assurance pour leurs hypothèques conventionnelles), ce qui permet d’émettre ce qu’on appelle des obligations garanties.
Les hypothèques servent alors de garantie pour les obligations garanties. La LNH protège aussi les garanties d’obligation de couverture contre les procédures de faillite. Selon la LNH, l’entité de garantie doit être enregistrée avec la Société canadienne d’habitation et du logement (SCHL). Ces obligations sont appelées obligations garanties car il y a tout un ensemble d’actifs qui les protège. Cela veut dire que cet ensemble d’actifs (prêts) représente leur garantie.
Le cadre juridique autour des obligations garanties permet aux institutions financières canadiennes de transformer leurs prêts hypothécaires en actifs liquides. Ce cadre leur permet d’offrir des hypothèques avec des taux d’intérêts matériellement plus bas que leurs taux préférentiels. Une banque a des critères autant au niveau des liquidités qu’au niveau des capitaux. Du point de vue des liquidités, un prêt non-liquide oblige la banque à mettre de côté certains actifs liquides (souvent à bas rendement) pour maintenir son ratio de liquidités. Du point de vue du capital, un actif liquide peut être vendu en cas de situations difficiles et éviter ainsi de diluer les actionnaires en levant des capitaux. Un prêteur est donc disposé à accorder des prêts liquides à une marge beaucoup plus faible que des prêts non liquides.
Les programmes d’obligations garanties réduisent les coûts de financement des hypothèques pour les prêteurs canadiens en transformant leurs actifs hypothécaires en actifs liquides. L’autre problème lié aux hypothèques est que plusieurs emprunteurs ne sont pas prêts à accepter des risques liés aux taux d’intérêt. Au même moment, les coûts pour une institution financière changent souvent au gré des taux d’intérêt sans risque. Alors, on s’attend à ce que les prêteurs offrent des hypothèques à taux fixe et qu’ils doivent gérer les risques liés aux taux d’intérêt quand ils offrent des hypothèques à taux fixe.
Le taux d’intérêt des comptes d’épargne change souvent avec le taux d’intérêt sans risque. Alors, le fait d’utiliser des dépôts pour créer des prêts à taux fixe amène un certain risque à la banque. Pour atténuer ce risque, la banque doit protéger son exposition aux variations des taux d'intérêt.
On peut utiliser des contrats d'échange de taux d'intérêt pour protéger son exposition aux taux d'intérêt. Un swap de taux d'intérêt est un accord financier qui permet d'échanger un flux de paiements d'intérêts à taux variable contre un flux de paiements d'intérêts à taux fixe.
Plusieurs types de swaps sont disponibles, incluant
Une forme courante de swaps de taux d'intérêt est appelée OIS. OIS signifie "Overnight Index Swap". Il s'agit d'un type de swap de taux d'intérêt dans lequel les deux parties concernées échangent la différence entre un indice de taux d'intérêt au jour le jour et un taux d'intérêt fixe.
L'indice de taux d'intérêt au jour le jour utilisé dans un OIS est généralement le taux de prêt interbancaire au jour le jour, tel que le taux des fonds fédéraux aux États-Unis, l'Euro Overnight Index Average (EONIA) dans la zone euro, ou le Sterling Overnight Index Average (SONIA) au Royaume-Uni. Toutefois, les deux parties impliquées dans le swap conviennent du taux d'intérêt fixe.
L'objectif d'un OIS est de gérer le risque de taux d'intérêt en offrant aux participants au marché un moyen de se protéger contre les fluctuations des taux au jour le jour. Les acteurs du marché ayant des positions de trésorerie exposées aux taux au jour le jour peuvent utiliser l'OIS pour couvrir ou atténuer ce risque.
L'OIS est généralement établi quotidiennement, la valeur du swap étant recalculée chaque jour sur la base du taux de l'indice au jour le jour. Cela signifie que la valeur du swap peut varier quotidiennement, en fonction de l'évolution du taux de l'indice au jour le jour.
Clause de non-responsabilité: